Entre mer et montagnes: la Slovénie

À quelques heures de train de la Suisse, la Slovénie accueille le voyageur dans son décor verdoyant. De la petite capitale, file vers les côtes de l’Adriatique ou à l’assaut les montagnes du nord-est; où que tu ailles, l’émerveillement est au rendez-vous.

Après avoir visité le nord-ouest du pays (Bled, les gorges de Vintgar et le lac Bohinj) puis la capitale Ljubljana, repartons en Slovénie pour la suite du voyage. Direction tout d’abord la côte adriatique. Sur le chemin, on s’arrête à Lipica pour rencontrer les nobles chevaux lipizzans avant de rejoindre les rues authentiques de Piran, les pieds dans l’eau. On y découvre une entreprise familiale passionnée qui pratique la pêche au loup de mer. Direction ensuite l’intérieur du pays où l’on s’aventure dans les grottes naturelles de Postojna et le mythique château de Predjama. La suite se passe à Maribor, plus à l’est. Entre viticulture et montagne, on expérimente l’artisanat local. (Retrouve ces étapes sur la carte, tout à la fin de l’article)

Ce récit est la suite de mon voyage pour le magazine ATE, sur invitation de l’office du tourisme de Slovénie. Depuis Ljubljana, nous filons vers l’ouest, direction la Mer Adriatique. Mais nous sommes tout d’abord attendus à Lipica, pour découvrir le plus vieux haras du monde. Le décor luxuriant dans lequel se succèdent terrains de golf et prairies verdoyantes est accolé à la frontière italienne. Une longue promenade encadrée d’une clôture immaculée conduit au haras de Lipica. C’est d’ici que sont originaires les chevaux lipizzans, connus pour leur noble robe blanche. On visite les écuries et on profite du cadre apaisant de cet endroit.

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Nous reprenons ensuite la route direction Piran. Il nous faudra un peu moins d’une heure pour atteindre notre objectif, le sublime palace Kempinski, dans le quartier de Portorož. C’est ici que nous passerons la première nuit du voyage. La chambre est immense et son balcon permet de jeter un œil sur la station balnéaire de Portorož, à nos pieds.

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En toute fin de journée, nous partons découvrir le cœur de Piran. Nous sommes à quelques kilomètres de la vieille ville, tout à l’ouest du pays. Serrées les unes contre les autres, les maisons aux toits orangés s’étendent jusqu’à la pointe de la presqu’île. Sur la place centrale, flanquée de terrasses, les enfants jouent au hockey alors que la nuit tombe. Trieste n’est qu’à une dizaine de kilomètres et l’influence de l’Italie parfume les ruelles piétonnes, la cuisine et l’ambiance de Piran. Au sommet des remparts, on distingue l’Italie et la Croatie, distantes de quelques kilomètres seulement.

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Le jour suivant, nous avons rendez-vous à la Fonda Fish Farm. L’entreprise familiale slovène est active dans l’élevage et la vente de loup de mer. Le temps est agité mais nous embarquons tout de même à la découverte des fermes de poissons, accompagnés des explications de la directrice, Irena Fonda.

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Irena est biologiste et a repris l’activité de ses parents. Elle raconte comment ses aïeux ont développé l’art de la pêche, très peu en vogue en Slovénie (le pays ne dispose que d’une cinquantaine de kilomètres de côte) et ont su imposer les poissons de Fonda comme des produits de qualité. Pour se démarquer sur le marché, l’entreprise mise sur la transparence: chaque poisson est affublé d’une sorte d’étiquette qui mentionne la provenance et la date de la pêche. Fonda vend ses loups de mer dans toute la Slovénie ainsi que dans plusieurs pays voisins.

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Nous reprenons la route vers l’intérieur des terres et atteignons Postojna en fin de journée. C’est ici que se trouve l’immense grotte de Postojna, l’attraction la plus touristique du pays. Conscient du potentiel énorme de cet endroit, les autorités décident d’y construire un petit train à la fin du 19e siècle déjà. Depuis, près de 200 chefs d’états et rois ont visité les entrailles de cet incroyable endroit. Et des millions de touristes, bien sûr. Entre stalactites et stalagmites, on traverse un immense réseau de galeries qui conduisent dans de véritables salles aux voûtes immenses. Le décor est magique.

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(Les photos sont interdites à l’intérieur, celles-ci viennent donc du site)

Le soir, une visite spéciale est organisée pour notre petit groupe de journalistes. Nous avons rendez-vous à 22 heures au célèbre château de Predjama, situé non loin de Postojna. Le nom signifie littéralement «devant la grotte» et cela suffit à expliquer la spécificité du château. Le bâtiment majestueux est encastré contre la muraille, et l’intérieur est directement taillé dans la roche. Dans notre programme, l’endroit est décrit comme idyllique et romantique. Je dois avouer que la visite nocturne ne me laisse pas la même impression… (© Office du tourisme pour la photo de jour)

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Arrivés devant l’entrée du château, notre guide nous accueille, torche à la main. Elle nous explique que pour vivre l’expérience au mieux, notre visite se fera exceptionnellement à la lumière de bougies. L’occasion de ressentir et de découvrir le quotidien de ceux qui vécurent dans ce château. Les parois sont froides. L’eau qui s’y déverse lentement est récolté dans un système de «canalisation» novateur pour le Moyen-Âge.

Au fil des pièces, elle nous raconte l’histoire d’Erasme, le chevalier rebelle qui survécut à un an de siège, replié dans son château. La forteresse imprenable tenait les ennemis éloignés de ses portes. Ils attendaient que le chevalier soit forcé de se rendre, lorsque ses réserves de nourriture seraient épuisées. Mais c’était sans compter la galerie secrète qui grimpait dans la roche derrière le château et permettait à Erasme de s’approvisionner.

Notre visite de l’ouest de la Slovénie se termine ici. Nous prenons la route direction Maribor, au nord-est du pays. La deuxième ville du pays ne m’a pas particulièrement séduite, mais elle n’en a pas vraiment eu l’occasion… Nous avons passé beaucoup (trop) de temps dans un musée consacré à l’œuvre de l’artiste slovène Inge Morath (première femme photographe et accessoirement épouse d’Arthur Miller – ex de Marilyn Monroe). Une expo intéressante, mais j’aurais préféré en voir plus de Maribor. Heureusement, après la visite, nous prenons tout de même le temps pour une balade au cœur de la ville.

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Le long des flots calmes de la Drava, notre chemin nous mène vers l’attraction principale de la ville: le cep de la plus vieille vigne du monde. En sécurité derrière une clôture, le pied de vigne rampe contre la paroi de la maison du vin, qui relate son histoire. Il livre quelques bouteilles par année, réservées aux très grandes occasions. Nous avons tout de même le plaisir de déguster quelques crus locaux avant de reprendre la route.

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Celle que l’on surnomme «la cité alpine» se situe à quelques kilomètres des plus grandes stations de skis de Slovénie. Les montagnes alentours accueillent d’ailleurs régulièrement des courses de ski internationales. La viticulture et la sylviculture sont au cœur des activités de la région de Maribor. C’est justement chez un menuisier que nous avons rendez-vous pour a dernière étape de ce voyage.

Matija nous accueille dans son atelier, dans un petit village en dehors de Maribor. Grâce au soutien de l’état, il a pu ouvrir sa propre menuiserie, où il fabrique des meubles et des accessoires pour la cuisine. Sous sa conduite, nous remontons nos manches pour fabriquer notre propre planche à découper. Aidés par le savoir-faire de l’artisan, on choisit la planche qui nous semble la meilleure, on imagine, on dessine, on scie, on polit et enfin, on vernit l’objet que l’on vient de fabriquer. Un joli souvenir à rapporter dans notre valise.

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Suite à cette deuxième visite en Slovénie, j’ai été une fois de plus complètement charmée par ce pays. Les paysages sont magnifiques et l’accueil est chaleureux. Sur une surface plus petite que la Suisse, on découvre une vraie richesse et une variété dans la nature, les coutumes et les paysages. La Slovénie souhaite s’ouvrir et accueillir plus de visiteurs, comme en témoigne le site internet de l’office du tourisme (très complet, et disponible en français), et je trouve que c’est une bonne chose: ce pays vaut vraiment la peine d’être visité!


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