Fées et légendes dans le Val de Travers

Il y a plein de raisons pour lesquelles choisir une randonnée plutôt qu’une autre: la durée, la longueur, l’accessibilité (en TP, par exemple), la beauté du paysage, la recommandation d’un·e ami·e, un lac ou une attraction intéressante sur le chemin… Pour cette sortie, nous nous sommes uniquement laissé séduire par le nom de l’objectif: le Chapeau de Napoléon.

Pas encore lassées des beauté du canton de Neuchâtel, nous voici au pays de la Fée verte, là où calme et nature dominent. Notre promenade commence dans la petite cité horlogère de Fleurier. D’ici, on lève la tête en clignant des yeux, éblouies par le soleil, pour apercevoir el famoso chapo de Napo (pardon, je m’emporte). Plutôt que d’attaquer la montée, nous avons d’abord prévu de nous rendre aux sources de l’Areuse – dont nous avions parcouru les gorges il y a quelques semaines. Le long de la route, nous quittons rapidement Fleurier pour rejoindre St-Sulpice, cheminant sur le trottoir bordé de voitures pressées.

Le pont qui enjambe la rivière nous pousse en direction de la sortie du village. Dans la forêt, le murmure de la rivière nous accompagne. Nous sommes sur le sentier didactique des roues de l’Areuse, qui raconte l’histoire et les légendes de la région. On y découvre comment l’énergie hydraulique a été développée et a servi les industries depuis six siècle, mais également comment la vouivre, terrible monstre à l’allure de serpent géant, terrorisait les voyageur·ses. Pour l’heure, c’est en toute quiétude que nous admirons l’étendue d’un vert émeraude qui marque la source de la rivière neuchâteloise.

Après avoir admiré le calme et la beauté de cet endroit désert, nous entamons la montée dans la forêt. Les hauts arbres filtrent les rayons du soleil, nous offrant un peu d’ombre jusqu’au hameau du Haut-de-la-Tour. Là, les panneaux jaunes que nous avons suivis scrupuleusement jusqu’ici ont disparu… on s’arrête un instant, on s’interroge, on consulte Google et on finit par trouver le chemin discret qui se faufile entre deux maisons.

Le sentier grimpe dans la forêt sur un joli dénivelé. On atteint ensuite un pâturage dégagé et fleuri où l’on tente de passer discrètement à travers le parc de quelques génisses qui se montrent parfaitement indifférentes. Plus loin, notre petite troupe s’arrête un instant pour admirer avec intérêt la valse de l’enrubanneuse. L’instant «passeport vacances» terminé, nous reprenons la route sous un soleil de plomb doublé d’incessantes attaques d’un gang de taons particulièrement remontés.

Sorties de ce fond d’écran Windows, nous atteignons le point culminant de la promenade, à un peu plus de 1100 mètres d’altitude. D’ici le chemin varie entre hautes herbes et étroit sentier caillouteux avant de retrouver l’ombre agréable de la forêt. Les racines jonchent le sol et l’air est bien plus frais.

Après un peu plus de trois heures de marche, nous atteignons finalement le but de la promenade. Le Chapeau de Napoléon, qui culmine à 960 mètres d’altitude, doit son nom à sa forme qui rappelle le bicorne de l’empereur français. La terrasse nous accueille à bras ouverts, offrant une superbe vue sur le val de Travers.

Pour rejoindre le point de départ, il faudra compter encore une bonne demi-heure d’une descente assez raide presque uniquement dans la forêt. La traversée de la dernière prairie longe l’enclos de jolies vaches avant de nous relâcher au cœur de Fleurier.

Un coup d’œil en l’air nous permet de distinguer le drapeau suisse qui flotte sur le Haut de la Vy, sommet voisin du Chapeau de Napoléon. Un coup d’œil dans ma carte mémoire me permet de remarquer que je n’ai aucune photo dudit Chapeau vu d’en bas. Quelle blogueuse en carton.


Informations utiles

Au sujet de la randonnée
🌳 Longueur: 10 kilomètres
🌳 Dénivelé: +/- 438 mètres
🌳 Durée: 3h30
🌳 Niveau facile, convient aux enfants
🌳 Carte et infos: nous nous sommes basées sur cet itinéraire
On peut évidemment également faire la randonnée dans le sens inverse, en commençant par le chapeau et en terminant par les sources de l’Areuse. Cela permet d’éviter la descente assez abrupte qui fatigue les genoux.

Et aussi
▪ Si tu as envie de découvrir la région, tu peux acheter le pass spécial pour le Val de Travers
▪ Pour en savoir plus sur la vouivre, serpent géant légendaire des sources de l’Areuse




Un commentaire sur « Fées et légendes dans le Val de Travers »

  1. Super article ! La promenade a l’air très belle et les photos le sont tout autant. C’est toujours un plaisir de te lire 🙂

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