Au départ de Morgins, mes souliers s’aventurent sur un tapis d’épines et de pives, espérant vainement fouler la neige fraîche. L’objectif du jour culmine 500 mètres plus haut, au sommet de la Foilleuse. Plus que l’ascension, c’est la vue sur la majestueuse chaîne des Dents du Midi qui coupe le souffle.
D’un côté, il y a le centre historique comme un immense musée, joyau architectural fait de rues pavées et de majestueux édifices baroques. De l’autre côté de l’Elbe, on découvre un quartier vibrant et bohème où les murs régalent nos pupilles et murmurent à nos oreilles.
On connaît Valère et Tourbillon, un peu moins le château de Montorge – probablement parce qu’il n’en reste que quelques ruines. Accessible au bout d’une magnifique promenade le long du bisse, le site offre pourtant le meilleur coup d’œil sur Sion !
Le car postal a juste la bonne taille pour avaler la vingtaine de personnes qui embarque à Losone puis les dizaines de virage sinueux qui conduisent dans les replis les plus reculés du Val Onsernone. Considérée comme la plus sauvage du Tessin, cette vallée séduit immédiatement par les forêts foisonnantes qui coiffent ses versants. L’automne y déballe son plus beau visage, cuivrant un décor rendu scintillant par le soleil.
Leurs arêtes calcaires pointent vers un ciel sans nuage, dessinant un décor époustouflant. Contrairement à ce que leur nom suggère, les Gastlosen ne souffrent d’aucune solitude, prises d’assaut par les adeptes d’escalade et de randonnée.
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Le carnet kaki décoré de minuscules fleurs blanches est resté fermé pendant près d’un an. Calfeutrées à l’abri de la lumière, les émotions de ce voyage avaient besoin de décanter. Puis, j’ai soudain senti qu’il était temps de replonger dans ces pages noircies sur le coin d’une table de café ou dans le bringuebalement d’un train. Voici donc le premier chapitre de mon périple en Écosse. Bienvenue à bord ! Prochain arrêt : Édimbourg.
Sur la carte, le canton de Schwytz n’est pas immense. Il fallait pourtant bien trois jours de marche pour en découvrir les incroyables paysages. Entre villages verdoyants et mordants sommets, lacs bleutés et vallée reculée, cette randonnée alphabétique est l’une des plus impressionnantes de notre modeste collection.
Je m’appelle Camille et je suis touriste professionnelle (entre autres). J’ai créé Lève l’encre en 2017 pour partager le récit de mes voyages à la découverte des paysages de Suisse et d’ailleurs. J’espère te donner envie de voyager, notamment en privilégiant le train – pour la planète, mais aussi parce que c’est une expérience exceptionnelle.