Au départ de Morgins, mes souliers s’aventurent sur un tapis d’épines et de pives, espérant vainement fouler la neige fraîche. L’objectif du jour culmine 500 mètres plus haut, au sommet de la Foilleuse. Plus que l’ascension, c’est la vue sur la majestueuse chaîne des Dents du Midi qui coupe le souffle.
On connaît Valère et Tourbillon, un peu moins le château de Montorge – probablement parce qu’il n’en reste que quelques ruines. Accessible au bout d’une magnifique promenade le long du bisse, le site offre pourtant le meilleur coup d’œil sur Sion !
Le car postal a juste la bonne taille pour avaler la vingtaine de personnes qui embarque à Losone puis les dizaines de virage sinueux qui conduisent dans les replis les plus reculés du Val Onsernone. Considérée comme la plus sauvage du Tessin, cette vallée séduit immédiatement par les forêts foisonnantes qui coiffent ses versants. L’automne y déballe son plus beau visage, cuivrant un décor rendu scintillant par le soleil.
Leurs arêtes calcaires pointent vers un ciel sans nuage, dessinant un décor époustouflant. Contrairement à ce que leur nom suggère, les Gastlosen ne souffrent d’aucune solitude, prises d’assaut par les adeptes d’escalade et de randonnée.
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Sur la carte, le canton de Schwytz n’est pas immense. Il fallait pourtant bien trois jours de marche pour en découvrir les incroyables paysages. Entre villages verdoyants et mordants sommets, lacs bleutés et vallée reculée, cette randonnée alphabétique est l’une des plus impressionnantes de notre modeste collection.
De Melchsee-Frutt à Engelberg, une magnifique promenade permet de savourer quatre lacs étendus dans les replis alpins de la Suisse centrale. Elle commence et se termine dans le canton d’Obwald, avec un crochet sur Berne et Nidwald. Un grand classique des randonnées de haute montagne, selon SuisseMobile. Un sacrée claque visuelle, ajouterais-je.
Aux Paccots, une randonnée presque hivernale débute aux Rosalys pour rejoindre le sommet de Corbetta. Le calendrier indique un jour de février, mais c’est plutôt avril dans le ciel et novembre dans la tête.
La Basse-Engadine séduit par son climat, son dialecte mélodieux et l’eau pure qui jaillit de ses sources minérales. Creusée dans les montagnes qui cabossent la Suisse extrême-orientale, la vallée ensoleillée est un parfait terrain de jeu pour les randonneurs et randonneuses – en été, en hiver et entre deux.
Il y a quelque-chose de mythique autour de cet endroit. Comme une poésie du malheur, instillée par les mots de Ramuz dans l’imaginaire collectif helvétique. En replongeant dans les pages de l’écrivain romand, j’ai eu envie d’y aller, de monter voir l’automne peindre les arbres et le premier givre saisir les pâturages avant que Derborence ne plonge dans le silence de l’hiver.
C'est le retour de la randonnée alphabétique. Les règles du jeu sont inchangées : on choisit un canton, on inspecte la carte pour y punaiser une commune en A et une en Z puis on trace le parcours qui les relie, suivant du doigt les lignes jaunes ou vertes proposées par SuisseMobile. Pour cette édition, l’itinéraire traverse le canton de Lucerne d’Est en Ouest, d’Adligenswil à Zell.
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Sur les pâturages des Préalpes fribourgeoises, entre les sommets du Cousimbert et de la Berra, fleurit une myriade de crocus blancs et violets. Une belle randonnée au départ de la Roche permet d’admirer cette magie éphémère.
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Au cœur de bois mystérieux où se perdent des sentiers labyrinthiques poussent des arbres exceptionnels. Depuis le Brassus, on plonge dans la forêt du Risoud à la rencontre d'épicéas centenaires qui deviendront des pianos, des harpes et des violons.
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Je m’appelle Camille et je suis touriste professionnelle (entre autres). J’ai créé Lève l’encre en 2017 pour partager le récit de mes voyages à la découverte des paysages de Suisse et d’ailleurs. J’espère te donner envie de voyager, notamment en privilégiant le train – pour la planète, mais aussi parce que c’est une expérience exceptionnelle.