Far(presque)niente in Ticino

Pour la deuxième année consécutive, je suis partie quatre jours en bonne compagnie (aka moi) profiter du soleil et de la douceur de l’air méditerranéen helvétique.

Le Tessin est l’une des destinations phares de la Suisse et, cette année plus que jamais, nous avons été nombreuses et nombreux à nous y rendre. Il faut dire que le canton méridional dispose de tous les atouts pour nous séduire – de belles montagnes, des bords de lacs, une langue chantante, un doux parfum d’Italie et un soleil estival même en septembre.

L’an passé comme cette fois, je n’avais pas du tout prévu de faire un article, au contraire. L’ambition était à chaque fois de prendre quelques jours de vrai repos. Sauf que je suis très incompétente en matière de farniente, et du coup j’ai quand même deux trois trucs à te montrer. Ce n’est pas du tout un «guide de voyage» ni même un article réellement informatif, mais plutôt une sorte de collection de six cartes postales tessinoises – trois de 2019 et trois de 2020.

En juin de l’année passée, Locarno m’avait davantage attirée que Lugano (Bellinzone n’entrait même pas dans le game, il me fallait un bord de lac). La petite ville pittoresque et super tranquille m’a beaucoup plu. J’ai aimé errer dans ses rues pavées et traîner des heures interminables au bord de l’eau. On s’en fiche un peu, mais je partage quand même: si tu aimes nager, sache que la piscine olympique du Lido de Locarno est trop trop belle (le fond est en pierre plutôt qu’en plastic blanc dégueu).

Le Sacro Monte della Madonna del Sasso est l’un des sites religieux et historiques les plus importants du canton. On peut y monter en funiculaire depuis le centre-ville de Locarno, mais la promenade à pied en vaut largement la peine. Dès qu’il quitte les ruelles de la petite ville ensoleillée, le chemin se perd dans une végétation luxuriante. Des petites chapelles colorées se cachent au milieu des hortensias et des arbres feuillus. C’est calme et magnifique. Au sommet, on admire la façade jaune, l’intérieur richement décoré, la vaste terrasse pavée, les arcades ombragée et surtout, la vue imprenable sur le lac Majeur.

Aaaah Ascona. Le village touristique collé à Locarno a un vrai goût des vacances, avec sa longue promenade bordée de terrasses. Ses façades multicolores ornent les cartes postales et les guides touristiques consacrés à la région. Lorsque l’on s’éloigne du lac, on se fraie un chemin dans un dédale de ruelles où se succèdent échoppes d’artisanat, boutiques de souvenirs, petites églises et jolis restos. Depuis Locarno, on rejoint Ascona à pied (en une bonne demi-heure), en bus (solution la plus rapide mais la moins intéressante) ou en bateau (pour profiter du meilleur coup d’œil). N’oublie pas que ce n’est pas seulement la destination qui compte, mais aussi et surtout le chemin 🙂

Cette année, c’est du côté de Lugano que j’ai eu envie d’aller et je n’ai pas été déçue. Certes, la ville est un peu plus grande et un peu moins intimiste que Locarno, mais elle ne manque pas de charme pour autant. J’ai particulièrement aimé me promener le long du lac et dans le vaste Parco Ciani.

Dans le centre-ville piéton, on déambule entre les terrasses, on grimpe quelques larges escaliers, s’arrêtant devant les petits enseignes qui débordent sur la rue. Vingt mille pas plus tard, on s’octroie une petit pause bien mérité chez Vanini pour déguster les meilleures glaces artisanales du monde (ou de la ville en tout cas).

Bordé de nombreux sommets, le lac Majeur invite à prendre de la hauteur pour admirer sa vaste surface. Au célèbre Monte San Salvatore, j’ai préféré le Monte Brè, à l’est de Lugano. On peut y monter à pied, mais j’ai repensé à l’objectif farniente et pris le funiculaire. La jolie cabine a cette dégaine vintage qui sent la nostalgie de l’âge d’or de la crémaillère. En un quart d’heure, on rejoint le sommet où trône une petite église et deux restos avec terrasse panoramique. La vue sur Lugano et ses alentours est magnifique.

J’adore prendre le bateau, c’est un super moyen de voyager et d’aborder une ville par un angle différent. La promenade commence dans la petite commune bien-nommée de Paradiso, juste à côté de Lugano. J’embarque dans le bateau bondé et en ressort une demi-heure plus tard au minuscule embarcadère de Gandria. Le petit village pittoresque a des airs de Cinque Terre, avec ses façades aux couleurs chaudes et ses ruelles sinueuses. La parenthèse a un vrai goût de vacances, ce qui comprend aussi un important nombre de touristes.


Ne souhaitant pas remonter à bord du bateau avec tout ce monde et tous ces masques, j’opte pour la rentrée à pied par le sentier des oliviers (Sentiero dell’Olivio en VO). La promenade dure environ une heure et offre de super jolis panoramas, tout le long du lac.

Un commentaire sur « Far(presque)niente in Ticino »

  1. Gandria a l’air tellement joli comme village! Chouette cet article un peu différent. C’est toujours un plaisir de te lire 🙂

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